mercredi 22 mai 2013

Protection des pavillons 2: le vieux lucéen

Quartier protégé

le vieux lucéen est une espèce en voie de disparition, il faut le protéger.
Rappelons l’histoire, le territoire de Sainte-Luce a été envahi, squattérisé dans la deuxième partie du 20ème siècle par des péri-urbains, voulant bénéficier de la proximité de Nantes et de la campagne. Ces nouveaux venus ont planté leur pavillon avec force barrières blanches, nains de jardin et guirlande de Noël, sur les terres maraîchères et agricoles avec la bénédiction des vendeurs de terrains constructibles.
L’intégration s’est bien faite au point de créer une espèce de « vieux lucéen », un peu par leur ancienneté à Sainte-Luce, mais plus par leur mode de vie (pavillon, voiture pour aller chercher le pain, marché du samedi matin, barquette de carotte râpée du traiteur local...).
Ils sont implantés en grappe autour de culs-de sac à l’ouest de la commune.
Leur nombre est suffisant pour être implantés, voire maîtriser les rouages de la commune.
Ce sont eux qui ont décidé l’implantation des HLM manquant (loi SRU) en masse à l’est de la commune (ZAC de la Minais).
Mais parmi eux, il y a des traitres (ou des morts) qui à l’occasion de ventes ou succession en profitent pour vendre leur 2000 m² à un promoteur qui devrait s’empresser d’y construire un habitat collectif de 2 ou 4 niveau, avec, casus belli, quelques logements HLM imposés.
Là, vous entendez les cris d’orfraie lors des discussions en prenant le petit jaune ou la tasse de rooibos bio. « on va pas se laisser faire, on veut pas de la racaille, de l’étranger ! » et on
retrouve alors les vieux relents ancestraux de fourches et de faux (manque plus que les moulins à vents) enfouis au fond des gênes et les édiles locaux compréhensifs de décider « OK on va supprimer l’étage HLM » (voir l’histoire de l’aubinière en 2010).
Donc maintenant ces mêmes édiles, de décider « plus jamais ça , ça nous donne des aigreurs d’estomac ou d’autres maux dus à l’émotion . Qu’à cela ne tienne ! on va interdire ces constructions »
Voilà ce qui se cache derrière l’expression « C’est pourquoi la modification du Plan Local d’Urbanisme ira dans le sens d’une protection des quartiers pavillonnaires »
Avec l’explication :
« Il est logique d’urbaniser le centre-ville, les axes principaux et certains secteurs-clé, car nous devons aussi répondre aux obligations légales, aux engagements d’agglomération et aux besoins en matière de logements sociaux. Mais en même temps, nous souhaitons conserver le caractère pavillonnaire des quartiers, les Lucéens y sont très attachés ».

Attention ce n’est pas la protection du genre quartier Christiana à Copenhague, mais plutôt ces quartiers de villes des Etats-Unis entourés de barbelés et entrée contrôlée (montrer « patte blanche » au sens « propre » du terme) (exemple http://labyrinthe.revues.org/1264 )

C’est vrai que les lucéens y sont attachés : les anciens pour leur cadre de vie de leur âge, c'est-à-dire ancestral, les nouveaux, la racaille quoi, qui trouvera dans ces quartiers protégés toutes les ressources pour faire les ménages, les pelouses et même, leur faire les poches.

Noter aussi, que l’urbanisation dans certains secteurs clés, cela veut dire, allons-y on continue à fond à l’est, à la Minais: la ZAC vient encore de prendre 200 logements de plus (de 1296 à 1550 source http://www.sainte-luce-loire.com/images/stories/conseil_intercommunal/plusainteluce_synthese.pdf page 4)

La mixité sociale n’est-elle pas écrite dans le PADD de l’agglomération.

C'est quoi l'expression: "plutôt rose que mort". 




Complément : évolution de la population de Sainte-Luce (source http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Luce-sur-Loire )

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