- le chantier Bouygues (193 logements)
- le chantier Lamotte (163 logements)
- route de la Minais (18 mois de travaux pour aménager 500 mètres)
- rue de la Poitevinière et rue de la Rongère
Vu du quartier, on se demande s'ils connaissent quelque chose du terrain.
On peut penser que la rue Scribe est trop loin de la Minais pour venir sur le terrain, peut-être tout simplement qu'ils n'ont pas de bottes.
Mais ce n'est pas le sujet du jour.
Aujourd'hui, on parle de la nature, la vraie.
Comment ces apprentis aménageurs peuvent-ils dédaigner autant la vie, comment peuvent-ils ignorer à ce point, la force de l'eau ?
Ils ont tracé des plans avec sous-sols, canalisations etc... alors que l'on est dans la vallée de la Loire.
Ils disent que l'eau souterraine est en nappe, c'est peut être vrai en vue macroscopique, c'est probablement ce que l'on apprend à l'école ou ce qu'on leur a dit. Sur le terrain, c'est plutôt une circulation en filons souterrains dans les lits de gravier intercalés dans les alluvions plutôt argileuses.
Quand bien même, tout leur aménagement en matière d'hydrologique est fait en dépit du bon sens et en dépit des règles actuelles (prévention , protection, écologie). En bref, ça date, ça doit dater des années 60, comme la SELA, les régles d'aménagement doivent être inscrites dans leurs statuts, "on ne change pas une équipe qui gagne" comme on pourrait dire dans le quartier Malakoff.
Quelques exemples:
Que fait-on la protection de l'eau (de surface et souterraine), des recommandations de ralentir la concentration de l'eau afin de réduire les risques d'inondation, de la gestion des eaux de ruissellement, des possibilité de receuillir les eaux de pluie?
En photo quelques états des lieux après une petite pluie de 20 mm en une dizaine d'heures, qu'est ce ça donnera lors de la pluie décennale ?
Ce qui est rassurant, c'est que l'eau, un jour, reprendra ses droits, mais cela peut être long, les dégats et conséquences se seront faits durement sentir (assèchement, sur-consommation d'eau, détérioration du paysage puis inondation, remplissage des sous-sols) pour les habitants du secteur et que entre-temps ceux qui ont conçu cet aménagement et ceux qui tournent autour auront ramassé leur pactole et s'en laveront les mains. Il ne restera plus aux propriétaires qu'à mettre en place des solutions coûteuses et peu écologiques, aux locataires, à assumer les dégats et à la collectivité publique, à prendre en charge (comme d'habitude) les conséquences négatives de la recherche de profit massif et rapide pour quelques uns, en jurant une fois de plus "qu'on ne l'y reprendrait plus".
Et dire que c'est un éco-quartier !
correction du 21 décembre 2008.
En fait, j'ai peut être écrit trop vite sur ce sujet: le dimanche suivant, une semaine après, presque toute l'eau était évacuée, il ne restait que quelques trous remplis d'eau qu'il ne sera pas difficile de pomper au moment opportun.
Sachant que jusqu'à une date récente, dans ce secteur de Sainte-Luce, il était interdit de construire sur sous-sol, et comme les conditions hydrologiques n'ont pas changé, nos aménageurs ont sans doute pris toutes les précautions pour protéger la nappe d'eau et les constructions.
Désolé de cette correction, voilà ce qui arrive quand on n'a que les observations du terrain, on n'a pas la vision de tout ce qui se passe, ni la cohérence d'ensemble.